Artisan du numérique

Souveraineté · indépendance · décentralisation

Bertrand Clavelier, un clavier mécanique à la main.

Je suis Bertrand Clavelier. J’ai conduit des trains pendant plus de vingt ans ; je construis aujourd’hui des systèmes numériques, seul, dans mon atelier.

Le mot artisan n’est pas décoratif : il dit une manière de travailler. J’avance pas à pas, je construis brique à brique, et je vérifie que ça tient avant de poser la suivante. J’aime la conception, l’ingénierie de solutions durables, et ce qui est clair et qui respire. Je touche à toute la chaîne : le serveur, la base de données, les API, le réseau, l’interface. C’est un métier riche, exigeant, et c’est exactement ce qui me plaît.

Trois convictions

La souveraineté. Garder la main sur ses données et ses règles, se gouverner soi-même. Ce site est servi depuis une machine que j’administre, à côté d’un serveur mail, d’une base de données et de quelques autres services. Je ne propose pas aux autres ce que je ne voudrais pas pour moi : c’est le point de départ de tout.

L’indépendance. Ne dépendre d’aucun outil, d’aucune plateforme, d’aucun fournisseur ; pouvoir tout emporter et héberger où l’on veut. On ne se gouverne pas sans la marge pour le faire. Elle repose sur l’open source : un socle libre (Linux, PostgreSQL) se lit, se déplace, et ne dépend de la survie d’aucune entreprise.

La décentralisation. C’est le principe fondateur de l’« inter » net : des réseaux indépendants qui s’interconnectent. Le web devait appartenir à tout le monde, mais quand le grand public est arrivé, la centralisation était déjà en marche. J’héberge mon propre serveur de réseau social, qui échange avec tous les autres : c’est le fediverse. Ce que je défends n’est donc pas un retour en arrière, c’est une promesse d’origine qu’il est temps de tenir.

Ce que je fabrique en ce moment

J’ai monté un serveur de mail auto-hébergé, puis travaillé le chiffrement des messages qu’il porte. J’ai construit le backend complet d’une cave en ligne (le catalogue, les clients, les commandes, les règles, le paiement), puis j’ai laissé un modèle de langage générer seul les interfaces qui s’y branchent, pour voir jusqu’où ça tient.

J’aime l’idée d’une interface générée au besoin, en quelques minutes, pour répondre à une demande précise. Elle n’est ni fiable ni durable, et ce n’est pas grave : on la refait. Mais rien de tout ça ne tient si le backend, derrière, n’a pas été sérieusement pensé. C’est ce que j’expérimente.

Je développe aussi feu, un projet open source en Rust : héberger ses données de manière sécurisée sur son poste, et plus tard les partager sur un réseau avec un protocole bien à lui. C’est un projet de très long terme, et mon terrain d’apprentissage le plus exigeant.

Ce que j’apprends finit ici, dans les articles.

Ce que je construis pour d’autres

Ces trois convictions ne valent que traduites en quelque chose de concret. Pour moi, c’est une valise numérique : un backend rigoureux et sécurisé, hébergé en France, qui rassemble les règles métier, les clients et les commandes. Bâti sur des outils durables et éprouvés (PostgreSQL notamment), donc portable si le besoin change. Et il appartient à celui pour qui je le construis : rien n’est figé chez moi ni sur une plateforme, il l’emporte où il veut.

C’est taillé pour un commerce, une petite entreprise, un indépendant : de quoi tenir un vrai backend sans avoir les moyens ni le besoin d’un service informatique.

Mon terrain, c’est le socle. Les interfaces que je fabrique servent à tester et à piloter la valise, pas à tenir lieu de site fini.


Si tout cela vous parle, écrivez-moi ou rejoignez-moi sur le fediverse.